La soirée blanche de Christophe Leroy aux « Moulins de Ramatuelle » a lancé la saison du chef cuisinier en même temps que celle de milliers de touristes. : Luc Boutria On en aura vu de toutes les couleurs, vendredi, lors de la soirée, pourtant blanche, organisée comme chaque année par Christophe Leroy et son épouse Fabienne, dans la lignée - bien que volontairement différente - de celles données par Monsieur Eddy. Dans ses « Moulins de Ramatuelle », le chef cuisinier a ainsi lancé sa saison en même temps que celle des milliers de touristes. Kaléidoscope...
Zone rouge. Bison Futé aurait pu classer les abords du restaurant dans cette catégorie. Enorme embouteillage sur le petit chemin menant aux parkings des plages de Bora Bora et de la Voile Rouge : de quoi nous éviter tout dépaysement après des heures passées dans les bouchons. Sympa, non ?
Le « vert » de l'amitié. « J'ai voulu prendre un virage moins people, jouer la carte de la fête avec les Tropéziens, mes amis et ma clientèle, qui me fait vivre au quotidien, explique Christophe Leroy. On m'a souvent reproché de passer plus de temps avec les personnes connues : mes clients aiment finalement que ce soient eux, les stars. » Offrir un moment original sans se prendre au sérieux à des personnes que peu de choses étonnent encore et qui « apprécient l'excellence », voilà donc la touche de cette cuvée, cru très régional de 600 convives parmi lesquels Anne de Bourbon de Sicile, Ivana Trump, David Ginola ou encore Henri Chapier, évidemment venus en amis. A quand un groupe sur Facebook ?
Un menu chamarré. Cocktail : chanteur discret et danseurs « recrutés » sur le pavé durant le Festival de Cannes accompagnant petits fours, champagne, et... prestidigitateur afin de rendre l'affaire magique. Entrée : chaud-froid de volaille et homard relevé d'un orchestre à l'entrain communicatif, poussant à faire virevolter serviettes et corps hâlés. Plat de « résistance » : succomber aux succubes d'argent pros de la « lap dance » entre deux cuillers de bouillabaisse de loup à la Thaï. Dessert : tarte moelleuse au chocolat pour fondre avant l'extinction des feux. Et éteindre ceux du glamour ?
Des hommes en bleu. Eh oui, il y a toujours de « l'incruste » dans ce genre d'événement. Cette fois : les gendarmes appelés par le voisinage avant même une heure du matin. Tolérance zéro = la fête tombe à l'eau. Heureusement, celle-ci a pu se prolonger à l'intérieur des « Moulins de Ramatuelle ». Mais une question demeure : que deviendra la Côte si même ses noubas ponctuelles deviennent assujetties à un couvre-feu ?
Stéphanie Mayol