Depuis le début de la saison, Tom Whitford, incontourable traducteur du RCT et de Tana Umaga, est aussi devenu son adjoint. : Photo Félix Golési Pour être admis à Toulon, il fallait naguère pousser fort et adopter l'accent provençal. C'était le seul moyen de cohabiter avec Manu Diaz, Eric Champ et tous ceux qui incarnent depuis des décennies l'âme du RCT.
Les temps ont changé et désormais, même un trois-quarts centre, même un anglais à l'accent de Cambridge, peut s'y intégrer.
Venu de Perpignan, déjà teinté par le soleil de Méditerranée, Whitford s'est fondu dans le paysage varois avec la même aisance que ses partenaires et amis : Fitzgerald, Labadze et Jagr les mutants cosmopolites. Mais ce qui l'a conduit à s'installer à Toulon, relève d'un accident de parcours, d'un petit drame personnel. Une blessure radicale au genou, suivi d'un cancer de la peau, qui l'empéchèrent notamment de participer en tant que joueur au retour du RCT dans le Top 14 en 2005.
« Ce ne sont pas tant la blessure et les ennuis de santé qui m'ont contrarié que les choix d'Alain Teixidor qui ne m'a pas redonné ma chance...» Il retrouva Mayol à la fin de la saison 2006, pour un seul quart d'heure, face à Agen. Il marqua un essai et les esprits. Mais c'est lors du retour en pro d2, la saison suivante, qu'il disputa deux matches, dont un dernier à Auch. Avant de céder sa place à... Tana Umaga.
Traducteur et manager
C'est alors que l'interprète du club que l'on hésitait à faire jouer tant il était précieux pour traduire les consignes et faire le lien entre les entraîneurs et leur équipe fortement anglophone, devint incontournable. La voix et le soutien du All Black devenu, par la volonté de Mourad Boudjellal, le boss, l'icone, l'étoile du Rugby Club Toulonnais.
Devenu « accro » à ce club, désireux d'entraîner, possesseur du seul brevet d'état du staff technique et lien toujours indispensable, Tom hérita d'un poste de manager adjoint. Plus que jamais tout proche du « général ». Mais lorsqu'on lui suggère que Tana Umaga a vraiment changé sa vie, l'Anglais affirme : « Oui, mais comme beaucoup de monde à Toulon...»
Of course...